No-Code/Low-Code : Ce qu’il faut savoir pour se lancer

Aujourd’hui, le no-code et le low-code occupent une place croissante dans toutes les discussions. Pourtant, derrière ces termes à la mode subsistent de nombreuses interrogations : de quoi parle-t-on exactement ? Quels problèmes ces approches permettent-elles de résoudre ? À qui s’adressent-elles vraiment ? Et surtout, comment les mettre en œuvre dans son entreprise ? Dans cet article découvrez ce qu’est le no-code/low-code, des conseils pratiques pour débuter, ainsi que trois retours d’expériences d’entreprises ayant mis en place ces outils.

 

Qu’est-ce que le no-code/low-code ?

 

Le no-code et le low-code reposent sur un principe simple : créer des applications métier sans écrire de lignes de code traditionnelles. Plutôt que taper du texte à la main dans un éditeur, la pratique consiste à assembler visuellement des éléments préfabriqués avec sa souris. C’est ce qu’on appelle la programmation visuelle. Autrement dit, c’est un peu comme assembler un meuble en kit plutôt que de le fabriquer à partir de matériaux brut.

 

 

Cette approche présente deux avantages majeurs. D’une part, la rapidité puisque le temps de développement est considérablement réduit par rapport aux méthodes traditionnelles. Mais aussi, la baisse des coûts puisque les projets no-code ne nécessitent plus de mobiliser des équipes de développeurs pendant des mois pour chaque projet. Ces gains permettent de concrétiser des projets jusqu’alors bloqués par des contraintes de temps ou de ressources.

 

L’objectif n’est pas de remplacer le développement traditionnel sur tous les sujets. Il s’agit plutôt de proposer une alternative efficace pour avancer rapidement sur des besoins métier concrets, sans attendre qu’un projet soit intégré dans une roadmap technique. 

 

Comment se lancer dans le no-code/low-code ?

 

1. Accepter de faire le premier pas : 

 

Beaucoup d’équipes hésitent à se lancer dans le no-code/low-code. Entre les avis contradictoires, les promesses irréalistes et la crainte de faire les mauvais choix, l’immobilisme apparaît comme la solution la plus sûre. Pourtant, l’expérience démontre que les phases de test et de prototypage rapide génèrent toujours un apprentissage utile, même si elles ne produisent pas un résultat immédiat. C’est précisément dans cette démarche d’expérimentation que se trouve la clé du démarrage.

 

2. Identifier ce qui existe déjà en interne :

 

Avant de se lancer dans l’inconnu, un premier réflexe est d’observer ce qui se passe déjà dans l’organisation. Souvent, des collaborateurs utilisent déjà Notion, Airtable ou d’autres solutions no-code, parfois sans savoir qu’il s’agit de no-code/low-code. Ces pratiques constituent une source d’information précieuse qui révèle à la fois des besoins concrets et des usages pertinents. S’appuyer sur l’existant permet également de mieux comprendre la culture de l’entreprise face à ces nouveaux outils et d’identifier des premiers ambassadeurs potentiels.

 

 

 

 

3. Clarifier le besoin avant de choisir l’outil : 

 

L’erreur la plus fréquente consiste à démarrer par le choix d’un outil alors que c’est précisément ce qu’il faut éviter. Avant même de penser à Airtable, Bubble, AppSheet ou TimeTonic, il est indispensable de clarifier le problème à résoudre. Quel métier est concerné ? Qui utilisera l’outil au quotidien ? Qui va construire la solution ? Ces questions sont déterminantes car les réalités organisationnelles varient considérablement d’une structure à l’autre. Clarifier la répartition des rôles en amont évite les désillusions et permet de calibrer le niveau d’accompagnement nécessaire.

 

Une fois le besoin formalisé et les profils identifiés, il devient alors possible de choisir l’outil le plus adapté. L’écosystème est vaste et certains outils se prennent en main en quelques heures quand d’autres nécessitent plusieurs semaines d’apprentissage. Dans ce contexte, se faire accompagner dès le départ permet d’éviter les fausses routes et les pertes de temps.

 

4. Se former pour gagner du temps :

 

Le no-code n’est pas une solution miracle. Utiliser Airtable comme un simple tableur ou construire un Notion sans structure mène rapidement à des outils difficiles à maintenir et qui finissent par poser plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. Même les développeurs expérimentés ont besoin de formation car la programmation visuelle obéit à des logiques et règles différentes de celles du code traditionnel. Se former permet de gagner du temps, d’éviter les erreurs coûteuses et de maîtriser réellement les fondamentaux. Au-delà de la prise en main des outils, la méthodologie s’avère déterminante. Cartographier un processus, clarifier une architecture, poser un minimum de règles de sécurité : toutes ces étapes protègent les projets et rassurent les directions informatiques. Sans cadre méthodologique, le no-code peut être perçu comme un contournement des équipes techniques alors qu’avec méthode, il devient un levier complémentaire qui enrichit les compétences existantes.

 

En résumé, se lancer dans le no-code implique d’adopter une démarche de test et d’ajustement continu. Cela suppose également de prendre du recul face aux discours simplificateurs qui promettent des résultats immédiats sans effort. La réalité est plus nuancée. Si aucune solution n’est miraculeuse, une approche méthodique et un accompagnement adapté permettent néanmoins d’obtenir des résultats tangibles rapidement.

 

 

Trois exemples concrets d’entreprises qui ont utilisé le no-code

 

Pour illustrer concrètement les possibilités permise par le no-code et le low-code, nous vous proposons d’explorer trois cas d’usage issus d’une conférence du West Data Festival 2025.

 

Giphar : un outil développé en 3 semaines pour résoudre un irritant métier

 

Giphar est un groupe pharmaceutique dont l’une des priorités est d’aider les pharmaciens à gagner du temps sur des tâches peu créatrices de valeur. Parmi elles, la gestion des commandes logistiques génère des frictions récurrentes. En effet, lors des livraisons, des pharmaciens décident de ne pas s’engager sur certains produits, mais le logiciel utilisé à l’origine pour gérer ces commandes ne permettait pas de traiter facilement ces refus. Faire évoluer ce logiciel aurait nécessité de passer par son éditeur, d’attendre une intégration dans sa roadmap et d’assumer des coûts de développement importants, ce qui n’était pas envisageable dans les délais souhaités.

 

L’équipe a donc conçu une application autonome permettant aux pharmaciens de consulter leurs engagements annuels et d’indiquer les périodes pendant lesquelles ils ne souhaitent pas recevoir certains médicaments. Cette solution ciblée répondait précisément au besoin sans nécessiter de refonte du système existant. En trois semaines, l’application était déployée et opérationnelle. Ce projet illustre la capacité du no-code à résoudre rapidement des irritants métiers concrets, sans attendre l’évolution d’un logiciel tiers ni de mobiliser de ressources techniques lourdes.

 

 

 

 

BivwAk! by BNP Paribas : un MVP en 6 semaines sur un sujet stratégique

 

BivwAk! est le Hub d’Open Innovation de BNP Paribas. Il accompagne les entités du groupe dans leurs projets d’innovation. Une entité italienne souhaitait développer une offre autour de la rénovation énergétique, enjeu majeur en Europe. L’objectif consistait à permettre aux particuliers de simuler à distance le diagnostic de performance énergétique de leur logement, d’estimer les travaux nécessaires et d’identifier les dispositifs de financement accessibles. Dans un cadre de développement classique, un tel projet aurait nécessité douze à vingt-quatre mois avant le déploiement d’une première version. Le contexte ne le permettait pas car la rénovation énergétique est un domaine en pleine accélération, avec des concurrents très actifs.

 

L’équipe de BivwAk! a donc déployé une équipe en interne composée de développeurs full-stack, d’UX designers et de profils innovation. Ensemble, ils ont définit précisément les objectifs et les résultats attendus de la solution. En s’appuyant sur des outils low-code, ils ont conçu un produit minimum viable en six semaines. La solution était déjà exploitable par des clients finaux, graphiquement aboutie et suffisamment robuste pour envisager une industrialisation progressive. Aujourd’hui, la plateforme est déployée en Italie et son extension à l’Espagne est programmée. Ce projet démontre la capacité du low-code à réduire drastiquement les cycles de mise sur le marché dans les grands groupes, tout en rendant leur autonomie aux équipes innovation.

 

BEGC : une solution sur mesure pour gérer la production de prototypes

 

BEGC est un bureau d’études en ingénierie mécanique fondé il y a plus de 40 ans. Au fil du temps, l’entreprise a élargi son périmètre d’activité en intégrant la conception de produits, la réalisation de prototypes et la fabrication d’outillages pour ses clients. Avec la croissance et la diversification des projets, l’antenne de Gaviloisem, près de Chartres, devait structurer sa gestion de production. Jusqu’alors, les prototypes étaient suivis de manière artisanale. Face à la multiplication des clients, chacun avec ses exigences qualité, ses méthodes et sa documentation spécifiques, les solutions du marché ne répondaient pas à cette complexité. L’équipe recherchait un outil accessible et évolutif.

 

Lors d’un salon professionnel, BEGC découvre les capacités du no-code via la société Damaaas et décide de développer une solution sur mesure. De l’avant-projet à la livraison client, en passant par l’étude, la fabrication et le contrôle qualité, chaque élément est tracé via un identifiant unique. Cette traçabilité garantit une visibilité complète, y compris plusieurs années après production. L’outil s’adapte au rythme de croissance de l’entreprise et aux spécificités de chaque projet. Il reste accessible aux équipes, sans complexité technique excessive, tout en fournissant un cadre structurant qui limite les erreurs et sécurise les processus. Ce projet démontre comment le no-code permet à une PME industrielle de construire un outil métier parfaitement aligné sur ses besoins opérationnels.

 

Un sujet au coeur du West Data Festival 2026 !

 

 

Le mardi 10 mars 2026, le West Data Festival mettra le No-Code et le Low-Code à l’honneur, en partenariat avec Now Code France. Au programme : cas d’usage concrets, retours d’expérience, conférences et témoignages d’entreprises. Une opportunité unique pour rencontrer des experts, explorer des outils et identifier des applications métiers directement exploitable dans votre organisation. Prêt à vous lancer ? Inscrivez-vous dès aujourd’hui.

 

 

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